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Hyphen revue - L'origine

Montmartre, Café Tabac, Septembre 2017

Une rencontre, Natalia Reyes, auteure, Fanny Castaing, artiste photographe
Entre-nous, née Hyphen-revue.

Frédéric Fornini ( Dogmathèque ) nous accompagnera dans la mise en page.

Ici certaines photos et extraits des nouvelles. 

Fanny Castaing… Photographier l ‘envie.

La frontière entre l’acte de prendre une photo et de faire une photo est infra-mince. Il est à la portée de chacun de mitrailler à tout va et de se faire plaisir ; il en est tout autre de faire sens. La photographie est sur ce point précis une pratique piégeuse, dans le sens où le résultat est immédiatement séduisant ; elle implique une mise en abîme du regard, une capacité de filtrer ses sentiments et une rigueur considérable quand au résultat désiré.

Fanny Castaing présente à La Galerie Jeudi Soir, le fruit d’un long murissement.

Le déclic de la série présentée a eu lieu en Irlande où elle a décidé de passer à l’acte et de prendre le risque de montrer son travail et ainsi de rentrer dans une recherche formelle et rigoureuse ; pour anecdote, la baigneuse irlandaise l’a mise dans le bain.

Le soin minutieux, presque maniaque, que Fanny exige du traitement de ses photographies, la distancie définitivement du champ de la compulsivité. L’élégance de ses images ne tient pas seulement au sujet, ni à la qualité technique de la prise de vue, mais aussi en grande partie au traitement colorométrique et au cadrage qu’elle instaure en aval.

Il se dégage de ses paysages une impression vaporeuse et délicate, ainsi qu’une sensation d’espace ouvert et exponentiel, comme si l’image pouvait se dilater, se transformer et devenir autre, peut-être est-ce une métaphore de l’auteur qui elle aussi se transforme et devient une autre.

Dans ses photographies où les corps sont en jeu, l’intime devient forme, les membres enlacés sont des plantes imbriquées qui veulent croître et aller vers la lumière, Fanny met en scène des corps qui sèment, on ne sent pas de lourdeur de mise en place, tout semble fluide et comme prit sur le vif du moment.

Le doute fait partie de tout acte créateur ; chez Fanny il est prégnant et l’a force à remettre en cause en permanence la qualité de ces travaux. C’est cette exigence qui la fait retravailler ces photographies jusqu’à ce qu’elle en soit vraiment satisfaite, cette opiniâtreté se sent dans le résultat final, tout ce qu’elle présente semble juste et définitif.

Le travail de Fanny Castaing est une clairière lumineuse où j’ en suis sûr, le regardeur saura sentir l’air frais qui s’en dégage.

Thierry Agnone

31 janvier 2017

 

Natalia Reyes a le sens du mot précis. Penchée sur son ouvrage, elle tisse inlassablement ses phrases. C’est dans la concision qu’elle trouve son envol. Comment dire ? Ses mots tiennent droits, ils s’éclairent l’un l’autre dans une petite danse savamment orchestrée.

Elle forge à son rythme sa perception décalée du monde. Petit à petit se dévoile alors le mystère de sa pensée où l’ailleurs et le quotidien se mêlent.

À mes yeux, chaque texte de Natalia est une bonne nouvelle pour nous tous.

Sandrine Dumas  

Février 2017

Albertine et  Philippe, Arthur et Lily, David Assaraf, Philippe Arnaud, Brice Castaing, Sandrine Dumas, Sophie Renaut, Antoine et Ruben Reyes, La galerie Jeudi Soir, Tristan Cormier, l’Atelier Boba, Annie, Virginie, Nataly, Kajsa, 

Merci…